Argent, trop cher
Depuis 2 jours, trois sujets principaux m'occupent : la chute de l'euro, mon futur statut fiscal et les taux d'intérêt. C'est classe, je parle comme un vrai petit soldat-MBA.
Chute de l'euro : il vient de tomber sous les 1,12 dollars. Au secours, mon pouvoir d'achat s'érode! J'ai demandé ce matin à ma banque de m'ouvrir un compte en devises, de façon à posséder un compte en dollars au plus tôt. J'espère que c'est un bon moyen de me protéger, en attendant d'avoir un compte bancaire aux USA.
Statut fiscal : normalement, je devrais aller à ma recette des impôts locale pour faire un quitus fiscal. Mais comme je suis pacsé, je ne souhaite pas changer de domicile fiscal. Ce serait trop de complications pour rien. Je semble avoir de la chance, car les agents des impôts me disent que je puis garder mon statut fiscal actuel. Il faut juste que je me renseigne sur le sort à réserver aux éventuelles primes de stage que j'aurai entre la première et la deuxième année.
Taux d'intérêt : en fait, ce taux se trouve dans les exercices de maths que je dois faire avant d'aller à Kellogg. C'est la fête ce soir, car j'ai enfin terminé un CD-Rom sur 4 ! Demain, je m'attaque à celui que je redoute le plus: celui dédié aux statistiques.
jeudi 17 juillet 2003
mardi 15 juillet 2003
La douche froide
Je viens d'accélérer le rythme des choses : pendant les 2 semaines qui viennent, je dois voir plein d'amis et aussi travailler plus sur mes cours pre-MBA. Comme au 1er janvier de l'année, je suis donc plein de bonnes résolutions. Pourvu que ça dure !
J'ai reçu cet après-midi un courriel de McManus, c'est-à-dire des responsables de l'immeuble où je logerai à partir de septembre prochain. Je suis content d'y avoir décroché une place à l'issue de la loterie entre les étudiants. C'est pas le luxe, mais c'est un très bon rapport qualité/prix.
Je connais maintenant le nom de mon co-locataire. J'ai de la chance : c'est un deuxième année et il est le président de l'un des plus prestigieux clubs de Kellogg. Mais dira-t-il, lui, qu'il a de la chance en m'ayant comme co-locataire ? Cela reste à prouver. Je compte sur lui pour m'aider avec les maths!
Je crois que cela va me faire très bizarre de redevenir célibataire (mais mon coeur est pris, c'est pas la peine de m'envoyer des courriels).
Toutefois, j'ai noté deux trucs marrants dans le courriel d'aujourd'hui :
- on refait la moquette (wouahh, délire, on fumera du neuf) : "We are pleased to announce that we have been painting and recarpeting the hallways this summer in order to improve your living environment. We hope that this project will be completed by the time that you arrive in Evanston, but can not guarantee this. We apologize in advance for any inconvenience the construction may cause you and appreciate your patience."
- Alors que ci-dessus on envisage le risque que j'emménage dans un étage où l'on est en train de refaire les peintures et la moquette (odeurs de colle, bonjour), on m'avertit d'un vrai problème : comme la centrale électrique de l'école sera fermée ce weekend là pour maintenance, il n'y aura pas d'eau chaude. "Please note that Northwestern University's Central Utility Plant will be shut down for annual maintenance beginning Friday, August 29th at 6:00 p.m. and ending no later than Monday, September 1st at 10:00 p.m.. The effect of this shut down varies across campus, but at McManus it means that there will be no hot water and that air conditioning in the public areas will be greatly reduced. This will not affect the air conditioning units in your apartment, and there will still be cold water."Donc, ma première douche à McManus sera froide ! Je pense que je vais squatter un peu plus longtemps que prévu chez le gars chez qui je sous-loue en août...
Je viens d'accélérer le rythme des choses : pendant les 2 semaines qui viennent, je dois voir plein d'amis et aussi travailler plus sur mes cours pre-MBA. Comme au 1er janvier de l'année, je suis donc plein de bonnes résolutions. Pourvu que ça dure !
J'ai reçu cet après-midi un courriel de McManus, c'est-à-dire des responsables de l'immeuble où je logerai à partir de septembre prochain. Je suis content d'y avoir décroché une place à l'issue de la loterie entre les étudiants. C'est pas le luxe, mais c'est un très bon rapport qualité/prix.
Je connais maintenant le nom de mon co-locataire. J'ai de la chance : c'est un deuxième année et il est le président de l'un des plus prestigieux clubs de Kellogg. Mais dira-t-il, lui, qu'il a de la chance en m'ayant comme co-locataire ? Cela reste à prouver. Je compte sur lui pour m'aider avec les maths!
Je crois que cela va me faire très bizarre de redevenir célibataire (mais mon coeur est pris, c'est pas la peine de m'envoyer des courriels).
- on refait la moquette (wouahh, délire, on fumera du neuf) : "We are pleased to announce that we have been painting and recarpeting the hallways this summer in order to improve your living environment. We hope that this project will be completed by the time that you arrive in Evanston, but can not guarantee this. We apologize in advance for any inconvenience the construction may cause you and appreciate your patience."
- Alors que ci-dessus on envisage le risque que j'emménage dans un étage où l'on est en train de refaire les peintures et la moquette (odeurs de colle, bonjour), on m'avertit d'un vrai problème : comme la centrale électrique de l'école sera fermée ce weekend là pour maintenance, il n'y aura pas d'eau chaude. "Please note that Northwestern University's Central Utility Plant will be shut down for annual maintenance beginning Friday, August 29th at 6:00 p.m. and ending no later than Monday, September 1st at 10:00 p.m.. The effect of this shut down varies across campus, but at McManus it means that there will be no hot water and that air conditioning in the public areas will be greatly reduced. This will not affect the air conditioning units in your apartment, and there will still be cold water."Donc, ma première douche à McManus sera froide ! Je pense que je vais squatter un peu plus longtemps que prévu chez le gars chez qui je sous-loue en août...
lundi 14 juillet 2003
Entrée en MBA : c'était plus facile cette année !
Sur 5 écoles auxquelles j'ai postulé, 4 m'ont accepté. Gloria ! Gloria ! Quoique ....
Sur le site de BusinessWeek, j'apprends que le nombre de candidats à fortement baissé cette année par rapport à l'année dernière : -30% . ( lire l'article : A Bear Market in B-School Applications - As the likelihood of a hot job fades, so does the MBA's allure ). Voilà, je n'avais donc aucun mérite : il y avait simplement moins de candidats ...
Quelques extraits de l'article :
- The University of Chicago's Graduate School of Business, for example, has received 27% fewer applications for the autumn term than it did in 2002.
- Why the drop-off? For one thing, fewer would-be applicants can afford to forgo their salaries or pay annual tuition of $30,000-plus. And new visa restrictions are making it harder for foreigners to apply.
Mais bon : en 2001, le nombre de candidats avait augmenté de 25%, puis en 2002 de 30%. Donc, une chute de 30% en 2003 nous ramène à (presque, presque) la situation de 2001, qui était une très grosse année. Relativisons, mes amis. De toute façon, je sais que j'ai été pris pour mon physique, pas pour mon cerveau.
Sur 5 écoles auxquelles j'ai postulé, 4 m'ont accepté. Gloria ! Gloria ! Quoique ....
Sur le site de BusinessWeek, j'apprends que le nombre de candidats à fortement baissé cette année par rapport à l'année dernière : -30% . ( lire l'article : A Bear Market in B-School Applications - As the likelihood of a hot job fades, so does the MBA's allure ). Voilà, je n'avais donc aucun mérite : il y avait simplement moins de candidats ...
Quelques extraits de l'article :
- The University of Chicago's Graduate School of Business, for example, has received 27% fewer applications for the autumn term than it did in 2002.
- Why the drop-off? For one thing, fewer would-be applicants can afford to forgo their salaries or pay annual tuition of $30,000-plus. And new visa restrictions are making it harder for foreigners to apply.
Mais bon : en 2001, le nombre de candidats avait augmenté de 25%, puis en 2002 de 30%. Donc, une chute de 30% en 2003 nous ramène à (presque, presque) la situation de 2001, qui était une très grosse année. Relativisons, mes amis. De toute façon, je sais que j'ai été pris pour mon physique, pas pour mon cerveau.
Bastille Day, comme on ne dit pas en France
C'est le 14 juillet ! En bon petit Français, j'ai regardé les feux d'artifice hier soir (ceux de banlieue, car à Paris c'est ce soir) et ce matin, j'ai été réveillé par les chars et les camions qui passaient sous mes fenêtres. Comme je vis pas très loin des Champs Elysées, je les vois tous les ans passer pour se rendre au défilé militaire. Surtout, je vois très bien les avions et autres hélicoptères. Comme un enfant de 5 ans, j'adore voir les avions afficher le bleu, le blanc et le rouge dans le ciel parisien.
Ce moment bien français m'a fait penser à mon visa. Je sais maintenant que j'ai eu de la chance : deux de mes camarades de Kellogg ont connu des problèmes avec la délivrance du leur. Il y a pas mal de bruits dans les groupes d'étudiants étrangers à propos des nouvelles restrictions. D'ailleurs, j'avais lu il y a quelques temps un article dans l'International Herald Tribune évoquant les nombreux problèmes dus au nouveau système de visa américain.
Voici donc quelques-uns des articles traitant de la question :
- Education and U.S. security
A plan for personal interviews of foreigners seeking visas for entry to the U.S. is being implemented too hastily.
- U.S. travel official faults new visa policy
Long lines at U.S. embassies. Frustrated foreigners who have to wait months to get a visa to visit America. Millions in lost revenue
- Revised Visa Rules May Help Students
Last month, officials decided to give foreign students, research scholars and professors priority in scheduling interviews -- a step that business groups say likely will mean even greater delays for everybody else.
- Wine, fries, and now French students get American cold shoulder
First it was French wines. Then French fries. Now it's French exchange students who are getting the cold shoulder from American families still smarting over France's opposition to the war in Iraq.
Mais bon, c'est le 14 juillet et c'est un Américain, Lance Armstrong, qui porte le maillot jaune : c'est peut-être le début du rapprochement. Vive la France et vive l'Amérique !
Ce moment bien français m'a fait penser à mon visa. Je sais maintenant que j'ai eu de la chance : deux de mes camarades de Kellogg ont connu des problèmes avec la délivrance du leur. Il y a pas mal de bruits dans les groupes d'étudiants étrangers à propos des nouvelles restrictions. D'ailleurs, j'avais lu il y a quelques temps un article dans l'International Herald Tribune évoquant les nombreux problèmes dus au nouveau système de visa américain.
Voici donc quelques-uns des articles traitant de la question :
- Education and U.S. security
A plan for personal interviews of foreigners seeking visas for entry to the U.S. is being implemented too hastily.
- U.S. travel official faults new visa policy
Long lines at U.S. embassies. Frustrated foreigners who have to wait months to get a visa to visit America. Millions in lost revenue
- Revised Visa Rules May Help Students
Last month, officials decided to give foreign students, research scholars and professors priority in scheduling interviews -- a step that business groups say likely will mean even greater delays for everybody else.
- Wine, fries, and now French students get American cold shoulder
First it was French wines. Then French fries. Now it's French exchange students who are getting the cold shoulder from American families still smarting over France's opposition to the war in Iraq.
Mais bon, c'est le 14 juillet et c'est un Américain, Lance Armstrong, qui porte le maillot jaune : c'est peut-être le début du rapprochement. Vive la France et vive l'Amérique !
jeudi 10 juillet 2003
Retour à Paris
Voilà, je suis de retour à Paris. J'ai passé une semaine dans la plus belle région du monde : les Hautes-Vosges. J'ai vu 15 membres de ma famille en 7 jours, des amis d'enfance, des voisins, les commerçants de mon village, ma prof d'anglais de collège, etc. Bref, c'était le retour du fils prodigue!
Quel rapport avec le MBA?
- comme je vais partir aux USA, je ne prévois pas de revenir dans les Vosges avant un an. Je ne verrai donc ni une grande partie de ma famille, ni mes montagnes avant longtemps. J'avais donc envie de marcher sur les chaumes, en forêt, près des lacs ou bien d'aller faire un saut en Alsace profiter des jolis villages et des ruines de châteaux-forts.
- j'ai pas mal utilisé le fait que je venais d'un petit village des Vosges ( Le Tholy ) pour rendre mon profil intéressant auprès des jurys d'admission. J'ai pensé que je me trouverais en concurrence avec d'autres Français lors du processus d'admission. Comme je savais que statistiquement il y a a très peu d'enfants d'ouvriers, issus de famille nombreuse et provenant d'un coin de montagne ayant fait des études en Grande Ecole, j'ai joué cette carte. Face à un gars qui aurait eu les mêmes diplômes et un parcours professionnel équivalent, mon origine sociale était, pour une fois, un atout.
A mon retour, j'ai bien sûr trouvé pas mal de courrier et de courriels (e-mail en français officiel). Notamment, j'ai été informé que j'avais obtenu mon premier choix pour mon KOA (Kellogg Outdoor Adventures) : j'irai au parc du Yosemite, faire le voyage qui est, paraît-il, le plus dur physiquement. Mais bon, un gars des Vosges comme moi, ça ne craint rien ! (quoique ...).
Il faut que je file me racheter une bonne paire de chaussures de rando. Il faudra ensuite que je les casse. Si vous voyez un gars en gros godillots dans Paris, c'est moi !
Pour finir, un message spécial Hautes-Vosges : "Môo, ben, j'ai été aux brimbelles, avec un cornet pour les mettre dedans, mais v'là que les coriotttes du cornet ont lâché. Y a tout qu'a benné dans l'herbe. Du coup, j'ai repris ma riffle et j'ai recommencé. La prochaine fois, je commande à Thiriet !".
Quel rapport avec le MBA?
- comme je vais partir aux USA, je ne prévois pas de revenir dans les Vosges avant un an. Je ne verrai donc ni une grande partie de ma famille, ni mes montagnes avant longtemps. J'avais donc envie de marcher sur les chaumes, en forêt, près des lacs ou bien d'aller faire un saut en Alsace profiter des jolis villages et des ruines de châteaux-forts.
- j'ai pas mal utilisé le fait que je venais d'un petit village des Vosges ( Le Tholy ) pour rendre mon profil intéressant auprès des jurys d'admission. J'ai pensé que je me trouverais en concurrence avec d'autres Français lors du processus d'admission. Comme je savais que statistiquement il y a a très peu d'enfants d'ouvriers, issus de famille nombreuse et provenant d'un coin de montagne ayant fait des études en Grande Ecole, j'ai joué cette carte. Face à un gars qui aurait eu les mêmes diplômes et un parcours professionnel équivalent, mon origine sociale était, pour une fois, un atout.
A mon retour, j'ai bien sûr trouvé pas mal de courrier et de courriels (e-mail en français officiel). Notamment, j'ai été informé que j'avais obtenu mon premier choix pour mon KOA (Kellogg Outdoor Adventures) : j'irai au parc du Yosemite, faire le voyage qui est, paraît-il, le plus dur physiquement. Mais bon, un gars des Vosges comme moi, ça ne craint rien ! (quoique ...).
Il faut que je file me racheter une bonne paire de chaussures de rando. Il faudra ensuite que je les casse. Si vous voyez un gars en gros godillots dans Paris, c'est moi !
Pour finir, un message spécial Hautes-Vosges : "Môo, ben, j'ai été aux brimbelles, avec un cornet pour les mettre dedans, mais v'là que les coriotttes du cornet ont lâché. Y a tout qu'a benné dans l'herbe. Du coup, j'ai repris ma riffle et j'ai recommencé. La prochaine fois, je commande à Thiriet !".
Inscription à :
Articles (Atom)